[مقالة]
عنوان : |
« Mes enfants l'heure est grave : il va falloir faire des économies » : La faillibilité comme mode de gouvernement des universités |
نوع الوثيقة : |
نص مطبوع |
مؤلفين : |
Sinigaglia,Jérémy, مؤلف |
تاريخ النشر : |
2018 |
مقالة في الصفحة: |
P20-P37 |
اللغة : |
Français (moyen) (frm) |
خلاصة : |
L'article propose d'analyser les liens qui existent entre les récentes réformes de l'ESR en France, en particulier la loi dite LRU de 2007, et la situation financière des universités. L'hypothèse principale est que la faillibilité, entendue comme la perspective, la menace ou la crainte de la faillite, constitue un mode de gouvernement : par la mise en crise financière des universités, les autorités publiques se contentent de poser le cadre budgétaire de la réforme et délèguent aux acteurs concernés le choix des mesures concrètes à mettre en œuvre. Ainsi, la possible faillite des universités ne doit pas être analysée comme la conséquence malheureuse de l'application de nouvelles règles, elle doit être pensée comme un mode d'action publique à part entière. Cette « politique des caisses vides », construite méthodiquement par tout un enchaînement de réformes, n'a pas pour objectif de fermer les universités mais bien de forcer la conversion de ces établissements publics à un nouveau mode de gestion. |
in Actes de la recherche en sciences sociales > 221-222 (Trimestrielle) . - P20-P37
[مقالة] « Mes enfants l'heure est grave : il va falloir faire des économies » : La faillibilité comme mode de gouvernement des universités [نص مطبوع ] / Sinigaglia,Jérémy, مؤلف . - 2018 . - P20-P37. اللغة : Français (moyen) ( frm) in Actes de la recherche en sciences sociales > 221-222 (Trimestrielle) . - P20-P37
خلاصة : |
L'article propose d'analyser les liens qui existent entre les récentes réformes de l'ESR en France, en particulier la loi dite LRU de 2007, et la situation financière des universités. L'hypothèse principale est que la faillibilité, entendue comme la perspective, la menace ou la crainte de la faillite, constitue un mode de gouvernement : par la mise en crise financière des universités, les autorités publiques se contentent de poser le cadre budgétaire de la réforme et délèguent aux acteurs concernés le choix des mesures concrètes à mettre en œuvre. Ainsi, la possible faillite des universités ne doit pas être analysée comme la conséquence malheureuse de l'application de nouvelles règles, elle doit être pensée comme un mode d'action publique à part entière. Cette « politique des caisses vides », construite méthodiquement par tout un enchaînement de réformes, n'a pas pour objectif de fermer les universités mais bien de forcer la conversion de ces établissements publics à un nouveau mode de gestion. |
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